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DE NOUVELLES CHRONIQUES VOUS Y ATTENDENT.

# Posted on Sunday, 03 August 2008 at 8:22 AM

Edited on Sunday, 01 March 2009 at 5:08 AM

DOSSIER SPECIAL AFRIQUE EN TROIS PARTIES POUR COMPRENDRE LE PRESIDENT A VIE ROBERT MUGABE.

DOSSIER SPECIAL AFRIQUE EN TROIS PARTIES POUR COMPRENDRE LE PRESIDENT A VIE ROBERT MUGABE.
L'AFRIQUE NOIRE EST-ELLE ENCORE MAL REPARTIE ?

Les présidentielles au Zimbabwé qui ont duré trois bons mois (du 29 mars au 29 Juin 2008) pourraient s'apparenter à une grande farce pour qui méconnaît le processus historique qui y mène : depuis les simulacres d'indépendance qui ont confié les rênes des pays africains aux commis des ex-empires coloniaux à la mutation de ces mêmes commis en dictateurs dans une indifférence internationale totale, l'Afrique et les africains sont les grands sacrifiés de l'Ordre International. Le plus souvent, l'ONU est impuissante se contentant d'un rôle d'observation, ou alors de résolutions imposant des sanctions qui pèsent sur les populations et jamais sur leurs dirigeants et quand l'ONU avance, elle se constitue en force d'interposition, sans plus. C'est-à-dire en force favorisant le statu quo de l'exercice de la dictature. L'ONU reconnaît les Etats et pas les Nations. Par conséquent, tout Etat, dictatorial ou non, affameur on non, prédateur des richesses publiques ou non, est reconnu à l'ONU au même titre que tous les autres Etats du Monde.

Quant à l'Union Africaine, elle est dans un état contemplatif et en sort sporadiquement pour, elle aussi, observer et quand elle peut faire un peu plus, proposer un gouvernement d'alliance nationale lors des sessions forcément extraordinaires, puisqu'elle n'a pas de culture de la prévention.
A l'aube du 21ème siècle, en Afrique, les mots comme processus démocratique, changement, droits de l'homme, Justice, civilisation qui implique le respect de la vie et de la liberté humaines restent des chimères. La faute à qui ? A un ordre international complice qui cautionne le Pillage d'un côté et prône la Morale dans les discours.

Le Développement Durable sera-t-il, comme la croissance et le développement hier, exclusivement réservé aux pays riches ? Que devient deux des principes fondamentaux de ce Développement Durable savoir celui de la Solidarité, non seulement dans l'espace mais aussi dans le temps d'une part, et celui de la Responsabilité, d'autre part ?

Cette chronologie des évènements est faite pour nous servir d'aide mémoire.

ACTE 1. DIVISER POUR MIEUX REGNER


Souvenons-nous. 1962, un livre «l'Afrique Noire est mal partie» de René Dumont, Ecologiste avant l'heure. Souvenons-nous encore. A la publication de l'ouvrage, beaucoup avait pensé que la formule était exagérée, malgré les démonstrations imparables contenues dans le livre. Ils disaient en ch½ur, «le pire n'est jamais certain». Pensez donc, une vision aussi sombre et aussi noire, c'était le cas de le dire, une vision aussi noire au moment où les pays africains accédaient à l'indépendance était tout simplement irrecevable. Effectivement, dit aussi crûment, le message avait le tort de transformer l'euphorie des indépendances arrachées au prix des guerres de décolonisation terribles en un épisode déprimant. Bref, cette formule risquait de démolir le rêve d'une victoire arrachée à la force des armes, du poignet et du patriotisme. Les africains voulaient croire que l'Afrique serait désormais gouvernée et gérée par les africains, devenus enfin libres ! COMME C'ETAIT BEAU MAIS NAIF.

Pourtant, les indépendances acquises dans l'improvisation la plus totale, sans aucune période de transition, dans un immense bain de sang, de surcroît, justifiaient à elles toutes seules le titre de l'ouvrage de René Dumont. Déjà les frontières des pays découpées à la fauche devaient mettre la puce à l'oreille. Des ethnies semblables ont été dispersées dans des pays différents et des ethnies différentes regroupées dans un même pays ; ce qui revient d'ailleurs au même. Une application pratique de la théorie cynique : « diviser pour mieux régner ».

Comme si cela ne suffisait pas, les dirigeants africains eux-mêmes ont pris le relais de cet adage qu'ils ont transposé à leur manière en faisant de la préférence ethnique et tribale leur méthode de gouvernance : chaque dirigeant favorise sa Région et ses ressortissants et ignore les autres régions de son Etat. Les germes de l'embrassement sont présents dans ce favoritisme tribal. Mais, les Chefs d'Etat n'en ont cure. Chaque Président exclut les autres ethnies de l'accès aux postes publics, aux Pouvoirs, aux richesses nationales et aux biens publics. On en vient donc à observer que c'est le dirigeant politique, le Chef de l'Etat lui-même qui transforme les différences ethniques naturelles en confrontations guerrières.

Depuis les années 90, ce cycle culmine avec la revendication de la démocratie. Les africains veulent la démocratie. Ceux qui disaient que les africains n'étaient pas prêts pour la démocratie se trompaient. La preuve, combien d'africains sont déjà morts pour cette grande cause ? Des millions. Voici un bilan non exhaustif. 1967-1970, la guerre du Biafra : 1 million de morts. 1994, le Rwanda : un million de morts. Hier, la Somalie, l'Ethiopie, le Libéria, le Sierra Léone, l'Angola, le Congo Brazzaville, le Tchad, le Rwanda, la République démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire. Il y a si peu encore, c'était le Kenya et, aujourd'hui encore, le Darfour au Soudan. Comment l'Afrique en est-elle arrivée à avoir des dirigeants sans aucune fibre patriotique ? La "Françafrique", concept popularisé par François-Xavier Verschave (décédé en Juin 2005) donne une clé explicative1.

Pendant les guerres de décolonisation et, bien après, les anciennes colonies se sont livrées à un acte de sabordage spirituel. En tuant systématiquement tous les Leaders indépendantistes, ceux qui revendiquaient les indépendances et qui étaient préparés à prendre la relève, les africains se sont retrouvés en quelque sorte orphelins. Sans pères fondateurs, sans têtes pensantes. Pour couronner le tout, les nouveaux dirigeants ont été choisis puis, installés à la hâte par les anciennes puissances coloniales. Ce qui s'appelait colonisation a pris le nom de coopérations d'Etats. Changement de nom mais pas de procédures ni de méthodes. Plus tard, les essayistes ont appelé cela le néocolonialisme. En clair tout continue comme avant. D'ailleurs, lorsque les dirigeants africains ne convenaient plus à la métropole, un coup d'Etat était dirigé contre eux et ils étaient remplacés par un autre pion. Bob Denard, maître des coups d'Etat en Afrique en a tiré une gloire. Il faut dire que les accords d'assistance militaire étant d'un flou absolu, les bases militaires françaises en Afrique étaient manifestement là pour maintenir l'ordre en Afrique, c'est-à-dire pour protéger le Chef de l'Etat contre son peuple et son opposition. D'ailleurs, il n'y avait et il ne pouvait y avoir qu'un parti unique dans chaque Etat. Opposition zéro. Le Chef de l'Etat en Afrique n'avait donc pas de comptes à rendre à son peuple mais à son ancienne métropole. Robert Mugabe lui a passé ce cap ; il ne rend plus compte qu'à lui-même, convaincu, comme il l'a dit lui même que le Pouvoir lui a été donné depuis les indépendances par Dieu. Si telle est sa conviction profonde, pourquoi avoir organisé des élections ? Le Pouvoir est d'ordre divin ou d'ordre démocratique, pas des deux ordres à la fois, même si les puristes avancent - avec raison - que toute autorité procède de Dieu.

Donc, à l'école des pratiques de la coopération d'Etats, les Chefs d'Etat africains ont retenu trois choses au moins : qu'il fallait systématiquement éliminer les opposants au régime politique, que la corruption et le détournement des fonds publics étaient couverts, dès lors qu'il suffisait de transférer les fonds ainsi détournés dans les institutions bancaires européennes voire de les injecter dans les circuits financiers occidentaux ou de les investir en dehors de l'Afrique. Et ils ont retenu enfin la leçon diabolique : diviser pour mieux régner.
Le Bilan : c'est le désastre actuel.


Acte 2. L'AFRIQUE, NOUVELLES FRONTIERES DU BIG BUSINESS


Souvenons nous encore. Le 26 Février 1885 prenait fin la conférence de Berlin sur le partage de l'Afrique. Convaincus par les militaires, les aventuriers et les philanthropes de tout poil, les responsables politiques comme le républicain français Jules Ferry, le conservateur britannique Benjamin Disraeli, le Roi des Belges, Léopold II qui avait déjà puissamment investi au Congo Léopoldville à titre personnel et bien d'autres encore se sont ralliés à l'idée d'une Afrique sans maître qu'il fallait se partager. Le Chancelier allemand Otto von Bismark convia donc les représentants des Etats-Unis et de 13 pays européens à se répartir les dernières terres qui échappaient encore à la mainmise occidentale, comprendre à la civilisation.

En trois mois, les règles de l'occupation de l'Afrique furent fixées. Liberté de navigation sur les grands fleuves africains ; liberté pour les Etats européens déjà présents sur le littoral d'annexer l'arrière pays correspondant. Attribution à titre privé d'un vaste territoire au c½ur de l'Afrique noire au Roi des Belges, Léopold II. Le pays est donc devenu la propriété du Roi des Belges et a été baptisé « Congo Léopoldville » du nom du fleuve Congo et du propriétaire. A sa mort, Léopold II lèguera le Congo à la Belgique. Tout simplement. C'était le temps des colonies.

Puis vint le temps des indépendances,1960. Puis, celui des premiers soubresauts avec la guerre du Biafra en 1967 : guerre pour le pétrole déjà. Comme la guerre du golfe 1 en 1990. Avec la guerre du Biafra on assiste à l'entrée en scène des Humanitaires sous la bannière de « Médecins sans frontières » avec le Ministre français actuel des affaires étrangères, en co-fondateur, Bernard Kouchner, théoricien du droit d'ingérence.

A partir des années 1979, certains dictateurs en Afrique, sûrs de leur impunité, se transforment en Seigneurs de Guerre. Charles Taylor Président du Libéria de 1997 à 2003, en devient l'emblème. Devenu Président, l'ancien Chef des rebelles continuera à régner en parrain en Sierra Léone jusqu'en 2000 lorsque Tony Blair décide d'envoyer les forces spéciales britanniques pour mettre fin au bain de sang en Sierra Léone.

Qui est donc Charles Taylor ? En 1989, Charles Taylor se lance à la conquête de Monrovia, la capitale du Libéria. Il est alors le chef des rebelles du Front national patriotique du Libéria. Pour financer une guerre qui va finalement durer huit ans, Charles Taylor s'allie avec un autre chef de la rébellion en Sierra Léone, Foday Sankoh. Les deux chefs rebelles s'emparent des mines de diamants de la Sierra Leone qui leur permettront d'acheter des armes. Ces diamants de sang atterrissent à Anvers en Belgique où ils sont écoulés. Ils rapporteront un beau pactole à ces 2 Seigneurs de la guerre qu'on estime à 200 millions de dollars au moins. L'armée des rebelles est impitoyable : elle enrôle des jeunes soldats drogués et dressés pour tuer. Les témoignages d'enfants rescapés font état de faits innommables : les enfants étaient enrôlés de force ; ils avaient ordre de tuer y compris leur père et mère, ordre de violer et de mutiler les hommes et les femmes, ordre de piller. Bref, leur mission était de semer la terreur. Une expression est devenue célèbre «manches courtes - manches longues». ».
Dans son livre «Allah n'est pas obligé», l'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma en a donné une description effroyable. Il faut relire ce passage qui dit ceci : « Il faut couper les mains, au maximum de personnes, au maximum de citoyens Sierra Léonais. Il faut couper les mains à tout Sierra Léonais fait prisonnier avant de le renvoyer dans la zone occupée par les forces gouvernementales. Foday donna les ordres et les méthodes et les ordres et les méthodes furent appliqués. On procéda aux « manches courtes » et aux « manches longues ». Les manches courtes c'est quand on ampute les avant bras du patient au coude, les manches longues, c'est lorsqu'on ampute les deux bras aux poignets. Les amputations furent générales, sans exception et sans pitié. Quand une femme se présentait avec son enfant au dos, la femme était amputée et son bébé aussi. Quel que soit l'âge du nourrisson. Autant amputer les citoyens bébés car ce sont de futurs électeurs ».
Il faut noter que pendant ces années de terreur, le business continuait as usual. Au Libéria, les exportateurs européens ou américains de bois et de caoutchouc continuaient leurs affaires comme si de rien n'était. Elu en 1997 avec un slogan de terreur « Il a tué mon père, il a tué ma mère, mais je vote pour lui », en promettant de remettre le pays à sang, s'il n'était pas élu, Charles Taylor est finalement chassé du Pouvoir en 2003 par une nouvelle rébellion. Il s'exile au Nigéria d'où il est extradé à la Haye en 2006, après avoir échoué sa tentative d'évasion vers le Cameroun.
A la Cour spéciale pour la Sierra Léone (CSSL) qui siège exceptionnellement à la Cour Pénale internationale (CPI) à la Haye, en raison des troubles que le procès de ce parrain aurait pu faire courir à la sous région, Charles Taylor doit répondre de deux chefs d'accusation « crimes de guerres » et « crimes contre l'humanité ». 2003 marque la chute de Charles Taylor et la fin d'un autre dictateur sanguinaire, exilé en Arabie Saoudite : la mort d'un certain Idi Amin, Président de l'Ouganda, arrivé au Pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat. Il dirigera l'Ouganda de 1971 à 1979. Son régime est accusé d'avoir fait entre 300 000 et 500 000 morts. Des civils opposants au régime.

Acte 3. L'AFRIQUE A NU

Voilà donc l'Afrique en pleine interrogation, depuis qu'elle observe qu'elle peut créer des dictateurs encore plus sanguinaires que les ex-colons. L'Afrique qui ne peut plus tout mettre sur le dos de la colonisation. L'Afrique qui ne peut plus se reposer sur les coopérations d'Etat. L'Afrique face au Miroir. Seule depuis la conférence de Berlin de 1885. L'Afrique face au destin qu'elle semble appeler depuis 1985 avec un slogan local : « l'africanisation des cadres ».

Nous sommes en 1985. 25 ans seulement après les indépendances durement conquises, le rêve d'une Afrique en voie de décollage économique commence à s'écrouler. Les premiers signes de la faillite des Etats sont apparus en 1979 avec la chute du cours du cacao et se sont accentués sur toute la décennie qui a suivi. C'est au bout de cette lente agonie de la chute des cours des matières premières, que le FMI entre en scène en Afrique avec ses fameux plans d'ajustements structurels, pour assainir les comptes publics et la gestion des affaires de l'Etat. Curieusement, l'orthodoxie économique implacable des Plans d'ajustements structurels a eu pour effet immédiat d'accélérer la crise économique en y ajoutant la faillite sociale. Au point que le FMI a été obligé d'ajuster socialement les plans d'ajustements structurels. Avouez que ajuster l'ajustement, cela ne manquait pas de sel. Reste que le FMI a quand même ouvert une brèche dans une comptabilité publique hermétique. Sans marges de man½uvre, le même FMI a prescrit à l'Afrique un autre poison lent : la privatisation de tout ce que l'Etat ne peut pas économiquement viabiliser. Autant dire de presque tout en Afrique. La grande braderie s'est donc mise en place. Au final, deux acteurs dominent l'Afrique actuelle : les Organisations non gouvernementales financées à coups de millions d'euros ou de dollars par les Etats occidentaux et les multinationales, les nouveaux prédateurs. Il semblerait que les premiers employeurs en Afrique aujourd'hui soient les ONG, encore une curiosité.

Souvenons nous encore. Après la chute du mur de Berlin, en 1989, François Mitterand a eu une phrase heureuse lors du sommet franco africain de la Baule «l'aide contre la démocratie». Tout le monde avait applaudi. Hélas, hélas, la joie fut de courte durée, puisqu'on sait depuis que le Président était personnellement lié d'amitié avec le Président rwandais Hutu Habyarimana, tué par un missile terroriste en plein vol, alors que celui-ci rentrait au Rwanda. Les Hutus ont attribué cet acte aux Tutsis. On connaît la suite : un génocide et 1 million de morts. Dans la province du Kivu, province de la République démocratique du Congo, ex Congo Léopoldville, proche du Rwanda, les viols, les meurtres et les crimes issus de cette guerre du Rwanda viennent à peine de s'éteindre et encore, cela reste à vérifier.

Depuis le discours de la Baule, l'aide contre la démocratie, non seulement il n'y a pas eu de démocratie, l'aide n'a pas été interrompue pour autant et en plus la majorité des chefs d'Etats africains qui étaient déjà au Pouvoir en 1989 sont toujours au Pouvoir. Certains d'entre eux, envisagent même de recourir au changement de la Constitution pour rester au Pouvoir à vie. Et la communauté internationale ne dit rien. Si, elle partage l'Afrique entre les ONG, les nouvelles fondations civiles, les Evangélistes et les multinationales, comme les grandes puissances se l'étaient partagée auparavant à Berlin en 1885.

Pendant ce temps-là, l'Union africaine a eu toutes les peines du Monde pour gérer la crise au Kenya, comme toutes les autres crises du continent dont celle du Zimbabwe. Après Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix en 1984, ancien Archevèque du cap, ce qui lui confère une autorité morale en Afrique, Kofi Annan, l'ex secrétaire Général de l'ONU a pris le relais de la médiation entre le Président Kenyan élu en fraude, Mwai Kibaki et son rival malheureux, Raila Odinga. Le compromis : le Président frauduleux reste en place, le candidat volé obtient un lot de consolation en devenant Premier Ministre. L'Afrique était donc bel et bien mal partie. Et elle risque de repartir mal tant que les pays occidentaux continueront par exemple à lui vendre des armes dont elle n'a que faire. L'Union européenne en a pris acte. Tout sauf les armes pour bénéficier de l'aide européenne. On jugera dans les faits.

Là-dessus, le Président Nicolas Sarkozy, lors de sa visite africaine en Juin 2007, déclarait à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar que : «l'Africain doit entrer davantage dans l'histoire. Jamais a-t-il dit, l'africain ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin». Les africanistes et les africains ont reçu cette phrase comme une balle en plein coeur. Sous le choc, certains avaient même cru qu'il s'agissait de l'acte de décès de la Françafrique. Ici en France, Bernard Henri Lévy a qualifié la plume de l'Elysée de « raciste » et celui-ci, Henri Guaino a répondu à Bernard Henri Lévy qu'il était un « gros con ». Personnellement, je ne crois pas que les propos de Dakar du Président Sarkozy soient dénués d'objectivité. Par contre, quand il dit à Libreville, à la suite de Dakar, « que la colonisation n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les africains entre eux, des génocides, des dictateurs, du fanatisme, de la corruption », la réponse est plus nuancée. Ce n'est effectivement pas la faute de la colonisation. C'est celle de la coopération d'Etats. La colonisation est venue avec de vrais missionnaires et des businessmen à visage découvert. La coopération d'Etats est venue avec des faux prédicateurs. Le FMI lui promet carrément de faux Sauveurs à l'Afrique. Quant aux ONG, ce n'est pas une solution durable. En fait, tous ceux qui prétendent aider l'Afrique se servent copieusement au passage.Comment peut-il en être autrement puisque les premiers à se servir copieusement sont les dirigeants africains.

Et les africains dans tout ça, me direz vous ? En pleine quête identitaire, ils ont découvert qu'ils seraient descendants de l'Egypte des pharaons Noirs. Imhotep est devenu leur emblème et Cheikh Anta Diop, l'égyptologue, leur icône. Un site Africamaat, « l'Afrique de tous les savoirs » porte haut et fort cette quête. Un autre « Ankh » de Mr. M'backe concentre la recherche appliquée à ce sujet. Alors, quand le Président Nicolas Sarkozy leur dit que « l'Africain doit entrer dans l'Histoire », au sein du temple du savoir baptisé Cheikh Anta Diop, vous comprenez le cri d'horreur ! Quoi, nous dire ça à nous, les descendants de la civilisation Egyptienne et Nubienne ! L'Egypte qui a tout inventé : l'urbanité, l'architecture, les mathématiques, la politique, tous les savoirs quoi. S'entendre dire, je cite le Président de la République que : « l'homme africain ne serait pas assez entré dans l'histoire ; que dans son imaginaire il n'y a pas de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès, Jamais il ne s'élance vers l'avenir ». C'en était trop. La vérité c'est que, devant une telle charge civilisationnelle, l'Afrique n'a rien à opposer, elle est nue. A Dakar, le choc a été tel qu'une historienne malienne, a proposé à ses collègues de mettre en place un comité interafricain de rédaction de l'histoire de l'Afrique à l'intention du Président de la République française.

Fausse route. Une telle initiative n'a de sens que si elle s'adresse d'abord aux élites africaines et si elle sert de base d'éducation aux premiers concernés : les africains bien sûr. Cela fait trop longtemps que l'Afrique louvoie, tâtonne et se fourvoie et que le monde entier accepte l'inacceptable quand il a lieu en Afrique. Foin de résolutions et des sanctions. Voici venu le temps de l'action. Cette action pourrait prendre la forme d'une exigence simple à mettre en oeuvre : soumettre la reconnaissance des Etats à l'ONU, l'aide au développement et l'installation des multinationales à une triple charte

la supervision des élections par un comité d'observation international dans les pays d'Afrique Noire où règne une suspicion généralisée de fraudes électorales depuis les années de revendication, 1990

la non reconnaissance par l'ONU de tout état coupable de fraudes électorales

l'application du droit d'ingérence partout où des hommes et des femmes sont emprisonnés, tués et mutilés pour les libertés humaines.

Combattre la pauvreté et la misère, oeuvrer pour le développement des pays pauvres ne peuvent être possible que dans un cadre de libertés et de respect de la vie. Le Développement Durable est une culture de la vie et non celle de la Mort. Le Développement Durable est une culture du Renouvellement et non celle des «Natures mortes» qui singent la vie sans être la Vie.




Elise Mbock.
30 juin 2008.
Photo : Rene Dumont.

# Posted on Monday, 30 June 2008 at 7:42 AM

Edited on Monday, 30 June 2008 at 12:40 PM

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS : LE TRAVAIL EST UNE VALEUR SURE !

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS : LE TRAVAIL EST UNE VALEUR SURE !
ECOUTEZ NOTRE EDITO DU MOIS SUR radio silence.fr

Nul ne doit être interdit de travailler. Le droit de travailler est un droit universel. Il est fondé en nature et non pas seulement en droit. C'est un droit anthropologique, supérieur à la loi abstraite.
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# Posted on Monday, 09 June 2008 at 4:26 AM

Edited on Tuesday, 01 July 2008 at 4:05 PM

CANTONALES 2008 : TEXTES DE CAMPAGNE.

Je voudrais vous dire.

Partageant le même destin avec les autres territoires de France, les problèmes qui se posent au canton de l'isle d'Abeau sont, à quelques variables territoriales près, identiques à ceux que tous les citoyens se posent. C'est pourquoi je propose cette rubrique que je souhaite intituler « Je voudrais vous dire » ou encore « un billet, un jour ». Cette rubrique va s'étendre sur toute cette semaine, jusqu'à samedi, fin officielle du premier tour de la campagne électorale.

Premier billet. Le cumul des mandats : Un mal bien de chez nous.

Les statistiques sont sans appel. Sous la IIIème République, la pratique du cumul était de 35,7 %. Sous la IVème, elle est passée à 42 %. Sous la Vème, à 85 % atteignant même parfois les 95 %. Aujourd'hui, sur 577 députés, seuls 68 ont un mandat unique. Idem au Sénat, sur 331 sénateurs. (Source : le Monde.fr).
Alors que le plafond des indemnités du cumul de mandats est fixé à 8 100 euros ; ce qui constitue déjà un beau pactole pour nos élus, le canard enchaîné nous a appris récemment qu'un élu député maire percevait 12 500 euros, et qu'il continuait à percevoir 1 500 euros de chômage malgré son élection en Juin dernier.
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin lorsque le cumul des mandats ouvre sur le boulevard de la prédation publique. La Prédation publique est exactement le contraire du Bien Public.
Comme les moutons rouges que Voltaire fait ramener à « Candide » du pays de l'Eldorado, le cumul des mandats doit être réduit à Néant.

Bref décryptage du cumul des mandats.

Le cumul des mandats est une imposture démocratique. C'est un mensonge.
Imposture des « professionnels de la politique ». Imposture des carriéristes en politique. Qui peut croire qu'un seul homme exerce 2 voire 3 mandats (comme c'était encore le cas avant les lois de 2000 - dites de modernisation et de moralisation de la vie publique - qui ont limité à 2 le nombre de mandats électifs) ? Pour co
uronner le tout, certains cumulards continuent à exercer leur métier, comme garagiste ou comme avocat. Ainsi a-t-on appris par l'hebdomadaire « Marianne» que le Député Maire de la ville de Maux, président du groupe parlementaire majoritaire exerce aussi comme avocat dans un cabinet parisien ayant pignon sur rue. Coût horaire : 500 euros. Qui dit mieux ? Salaire mensuel des deux mandats auxquels s'ajoutent les indemnités de Président du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale et les honoraires d'avocat dans un cabinet privé : indécent. Localement, notre département de l'Isère est lui aussi bien loti et dans le Nord Isère, nos députés cumulent également les mandats. Aucun homme ne peut exercer deux mandats à temps plein ; soit il ment ; soit il n'en fait qu'un et l'autre sert de faire valoir ; soit il bluffe pour les deux en se contentant d'assurer un service minimum pour les deux mandats. Phénomène national largement partagé localement qui a forcément des conséquences négatives en termes de trafic d'influence dû à l'extrême concentration des pouvoirs entre les mains d'une poignée d'individus quand ce n'est pas entre les mains d'un seul homme.

Le cumul des mandats est une confiscation des territoires électifs, une confiscation des pouvoirs de la décision politique.
Tous les cumulards sont issus des partis politiques. C'est une pratique de partis. C'est même une stratégie politique d'occupation de l'espace du pouvoir pour influencer le jeu de la décision publique et faire ainsi jouer les « enchères » en politique, le plus souvent pour le pire. Dans Rhône Alpes et dans l'Isère, nos députés cumulent presque tous. Quand ils ne sont pas députés maires, ils sont députés conseillers généraux voire députés conseillers régionaux. Mais, il y a aussi les mandats locaux superposés. Dans le Nord Isère, des maires sont conseillers généraux et certains de leurs adjoints conseillers régionaux. Au final, depuis la Mairie de Bourgoin Jallieu ou de l'Isle d'Abeau par exemple, les tentacules s'étendent au Conseil Général, puis au Conseil Régional, puis à l'Assemblée nationale voire au Sénat, pour s'absorber dans les grandes centrifigeuses des partis politiques. Le citoyen est donc capturé dans cette énorme toile d'araignée. Quand on songe qu'en plus, certains élus cumulards, de par leur position dominante, sont en plus présidents ou administrateurs des communautés d'agglomération, des pays, des commissions d'attribution de logement, des Missions locales, des commissions locales d'insertion en charge des rmistes, etc... la démocratie représentative semble bien truquée.

Le cumul des mandats est une fabrique des nouveaux rentiers.
En effet, le cumul des mandats s'accompagne d'un cumul de généreuses indemnités de la République. Au final, on accumule les indemnités des mandats cumulés et, plus tard, les retraites cumulées de ces mandats. La République a donc ses rentiers. Je renvoie ici à l'article « Travailler plus pour gagner plus. Qui dit mieux ? ». elisembock.skyblog.com.

Le cumul des mandats ouvre sur le boulevard de la prédation publique.
On connaissait déjà les patrons voyous avec leurs parachutes dorés indécents lors même qu'ils laissaient les entreprises en situation de quasi faillite. On assiste aujourd'hui à la révélation d'un syndicalisme voyou qui partage avec les patrons voyous la pratique des parachutes dorés, puisqu'on vient d'apprendre par la voix de la Présidente du Medef, Mme Laurence Parisot, que D. Gauthier Sauvignac, ex patron du syndicat des industries de la métallurgie a perçu 1 500 000 euros (un million et demi d'euros) d'indemnités de départ, alors qu'il est mis en examen. Après les patrons voyous, le cumul des mandats nous rapproche dangereusement des élus voyous qui ont prévu leurs propres parachutes dorés dans la dernière loi de la législature précédente (avant juin 2007) en prolongeant leurs indemnités de chômage de 6 mois à 5 ans à taux plein, la première année (5 000 euros) et à taux dégressif de 20 % tous les ans. En sorte qu'au bout de 5 ans de chômage, un ex député continuera de percevoir 1 000 euros à vie. Un Smic à vie pour un mandat de député de 5 ans. Là aussi qui dit mieux ? Moralité : il faut cumuler les mandats pour être certain d'en avoir toujours un.

Le cumul des mandats nuit à la croissance.
Le rapport Jacques Attali sur les freins à la croissance a fort judicieusement préconisé sa suppression et sa forte limitation. Les élus font de la résistance. Chercher l'erreur ? Depuis Mai 2007, il faut être élu pour faire partie du Gouvernement. Alain Juppé en a payé le prix. La mesure pourrait être honorable si elle ne constituait pas une prime au carriérisme en politique et si elle ne renforçait pas in fine le rôle des partis politiques dans l'échiquier politique au détriment du Citoyen dépossédé civilement et démocratiquement. Quand on sait que ce même cumul nuit à la croissance, parce que le collectif des cumulards tient plus du clonage que de la différence ; quand on sait surtout que le clonage favorise la reproduction du Même et le maintien du statu quo là où la différence favorise la créativité, l'innovation et la prise du risque ; c'est toute la société qui paie au prix fort l'imposture des nouveaux rentiers que sont les cumulards.

Ce sont les élections locales qui viendront à bout du cumul des mandats. Et pas l'inverse. Et ça commence maintenant.

Elise Mbock.
Pour en savoir plus, Elise Mbock, « le clonage institutionnel » – troisième partie « la confiscation des territoires et les nouveaux rentiers », pp 209 et suivantes.
Lire aussi « Travailler plus pour gagner plus. Qui dit mieux ? ». elisembock.skyblog.com


Retrouvez ce billet sur http://www.journal-chretien.fr. "Elise Mbock en campagne". Cette rubrique est accessible à partir de la rubrique "France" qui comporte deux sous-rubriques pour les élections.


A demain. Sujet : l'information publique au c½ur de la citoyenneté.



L'information publique au c½ur de la citoyenneté


Partageant le même destin avec les autres territoires de France, les problèmes qui se posent au canton de l'isle d'Abeau sont, à quelques variables territoriales près, identiques à ceux que tous les citoyens rencontrent. C'est pourquoi je vous propose cette rubrique que je souhaite intituler « Je voudrais vous dire » ou encore « un billet, un jour ». Cette rubrique va s'étendre sur toute cette semaine, jusqu'à samedi, fin officielle du premier tour de la campagne électorale.

La question du jour : Peut-on encore se parler sans suspicion ?

Beaucoup d'entre vous manifeste leur étonnement sur le fait que les élus indisponibles tout au long de l'année sont subitement disponibles au moment des élections. « On les voit partout maintenant ». Invisibilité des élus = tickets de rationnement de l'information publique due au citoyen lambda.

La Politique de la Ville a échoué, depuis 1981, date de son invention. Là-dessus, on est tous d'accord. Aujourd'hui, elle est relancée sous un énième programme. L'impact positif des actions Politique de la Ville ne peut être possible que si les habitants comprennent le projet de société en construction, dans un premier temps et si, dans un second temps, ces mêmes habitants sont capables de se projeter dans ce devenir ensemble. Il y a donc un premier travail de pédagogie à faire suivi d'un travail d'accompagnement citoyen intense. L'information du citoyen et son écoute sont donc la clé de la réussite de l'ensemble des politiques. Si le mandat d'élu a un sens, c'est d'abord celui d'informer ses compatriotes sur l'ensemble du projet de société en construction. Pour cela, il faut des élus accessibles.

Je serai une conseillère générale accessible.

C'est pourquoi j'ai proposé comme première action de mon projet politique, la création d'un site Internet pour me contacter directement, en temps réel soit, pour me faire des propositions sur notre devenir commun, soit pour exposer une situation qui vous préoccupe. De mon côté, je m'engage à vous fournir toute information utile à la gestion de la vie publique, professionnelle et celle de tous les jours. Pour ceux qui n'ont pas de connexion Internet, qu'ils sachent que je tiendrais une permanence d'accueil.

Je n'ai pas de « biscuits » à vendre en vous proposant des recettes catégorielles, ceci pour les handicapés, ceci pour les populations issues de l'immigration, etc... Je vous propose une méthode de travail inédite. Habituellement, nous fonctionnons de la manière suivante : les décideurs mettent en place des lois cadres et des programmes catégoriels. Lorsque vos problèmes rentrent dans le cadre de ses programmes, vous y trouvez des solutions appropriées. Si votre parcours s'écarte des schémas préétablis, c'est l'impasse. Nous allons changer cette façon de procéder. Il y aura un cadre d'intervention de base, mais, en aucune manière, ce cadre ne restera figé. Les politiques départementales doivent être flexibles et s'adapter aux dynamiques des personnes, des territoires et des énergies. C'est de cette manière que nous mettrons fin à la rigidité stérile de nos politiques publiques.

Je serai une conseillère générale honnête.

Certains, les jeunes surtout, se sont ouverts à moi en me disant leur détresse d'avoir été dépossédés d'un projet qu'ils avaient proposé aux élus. Des jeunes de Villefontaine avaient conçu le projet d'une scène de répétition des groupes musicaux qui a été récupéré par les institutions et a donné naissance aux « Abattoirs » de Bourgoin Jallieu. Personnellement, lorsque j'ai créé le magazine « Scène Publique » pour compléter l'éducation scolaire des jeunes des lycées sur les politiques publiques et l'organisation de plus en plus complexe de nos territoires, le projet a été subventionné sur une année par le Conseil Régional et le Conseil Général (année scolaire 2002-2003). L'année d'après, le Conseil Régional et le Conseil Général ont mis fin aux subventions au prétexte que le projet était financé, je cite « à titre expérimental ». Cette année, en 2008, à l'occasion des v½ux du Président du Conseil Régional à la Presse rhônalpine et de la présentation du budget primitif du Conseil Régional, quelle n'a pas été ma surprise de voir que le projet de « Presse au Lycée » que j'avais réalisé avec le magazine « Scène Publique » a été repris par le Conseil Régional et l'Etat et rebaptisé par la Région « kiosque au lycée ». Cette opération sera proposée à 100 lycées de la Région. Un peu moins que ce que « Scène Publique » avait fait en 2002-2003 et en 2003-2004, puisque le magazine était réalisé avec les élèves au sein du Lycée Léonard de Vinci et était distribué à tous les lycées et universités de la Région Rhône- Alpes, à tous les collèges de l'Isère, à la population de notre ancienne Ville Nouvelle (Villefontaine, l'Isle d'Abeau, Vaulx-Milieu, Four, Saint Quentin Fallavier) auxquels s'ajoutait la Verpillière et, enfin, aux Institutions gouvernementales, parlementaires et consulaires de France. L'Etat et la Région y consacreront 1 000 000 euros au bas mot à « la démocratie participative, la citoyenneté, l'accès à l'information et la sensibilisation à la presse écrite au profit des jeunes » (source : rapports de l'assemblée plénière du Conseil régional des 23 et 24 Janvier 2008, tome 1, page 61).

A titre comparatif, nous avions reçu pour la première année au sein d'un lycée 7 500 euros de subventions de la Région et le même montant du Département de l'Isère. Ce montant s'étant révélé plus qu'insuffisant puisqu'il n'a pas permis de couvrir entièrement le projet, nous avions demandé, pour la deuxième année 45 000 euros en incluant Bourgoin Jallieu dans l'espace du projet, compte tenu de l'association du BTS force de vente du lycée l'Oiselet. On nous avait alors répondu, en plus du « projet soutenu à titre expérimental », « trop cher ». En clair « circulez ! ».

Toute ressemblance n'étant que pure coïncidence, le projet régional s'appelle « kiosque au lycée » et fait partie du « Plan Régional pour la Jeunesse ». Comme le projet de l'association la Voie Lactée « Presse au Lycée » et son magazine « Scène Publique » « kiosque au Lycée » se propose de renforcer l'action éducative et la connaissance de la Presse.

Je vous propose de parler de cette action éducative demain, puisqu'il s'agit d'un autre point de mon programme : construire une véritable communauté éducative.

Pour le moment, je conclue en vous disant qu'aucun des projets que vous me soumettrez et que j'aurai retenu ne se fera sans vous. Pour chacun de vos projets mis en ½uvre, la paternité vous sera publiquement attribuée, même si nous sommes plusieurs à le mettre en ½uvre. C'est de cette manière que l'on contribuera à assainir la vie ensemble et à continuer à se parler avec respect et honnêteté.

Elise Mbock.


En savoir plus. « Politique de la ville et contrats de ville – exemple d'une négociation publique avortée » in le clonage institutionnel, Elise Mbock, pp. 119-135.




CONSTRUIRE UNE VERITABLE COMMUNAUTE EDUCATIVE

Chaque fois que le problème de la crise des apprentissages scolaires se pose avec son train de décrochages, on incrimine les fondamentaux qui seraient mal acquis. Et lorsqu'on se pose celle de leur transmission, on incrimine les méthodes : la syllabique ou la protographique. Commençons donc par ces fameux fondamentaux.

Un certain 12 /10/2004, Alain Rey, du temps où il tenait une chronique en matinale (8 h 55) chez Inter, avait choisi de parler des « fondamentaux ». C'était le mot du jour, à la suite de la présentation d'un énième rapport sur l'acquisition des apprentissages. Comme d'usage, les rapporteurs étaient invités sur le plateau et insistaient sur les fondamentaux que sont : savoir lire, savoir écrire et savoir compter. Pour Alain Rey, ce qu'on décrit comme étant des fondamentaux correspond plutôt aux élémentaires ou encore aux indispensables. En termes de langage, et même dans l'histoire de l'école, le terme élémentaire traduit bien le socle des connaissances communes qu'il faut acquérir. Le remplacement du mot élémentaire par fondamental est une erreur, parce que ce qui est fondamental à l'école aujourd'hui, et, en l'occurrence, je m'inscris totalement dans cet énoncé, c'est d'apprendre à penser, d'apprendre à comprendre, d'apprendre à parler, d'apprendre à sentir, d'apprendre à juger. En proposant au lycée léonard de Vinci de Villefontaine d'associer les élèves à la rédaction d'un magazine sur les politiques publiques et la vie des territoires, j'avais à coeur de retrouver le fondamental, tel que définit ici par Alain Rey. Ce que l'école a du mal à faire ou ne peut plus faire soit, par négligence, soit par idéologie.

L'égalité à l'école est assise sur les indispensables (savoir lire, savoir écrire, savoir compter) et «lâche» sur les fondamentaux (apprendre à penser, apprendre à comprendre, apprendre à parler, apprendre à sentir, apprendre à juger), qui sont pourtant le creuset des inégalités.

Alain Rey a agrémenté sa réflexion le mardi suivant, le 19/10. Le mot du jour était « l'écriture » dont il a rappelé qu'elle était la transcription visuelle des sons de la parole. C'est elle (la parole) qui mène à l'écriture. Intérioriser la parole telle qu'elle respire et se déploie, non pas seulement pour l'écrire, mais pour la produire. En gros, une fois qu'on a acquis les règles grammaticales (les indispensables), il reste à comprendre la parole, le langage et pas la langue (qui est de l'ordre de la grammaire, donc des indispensables), bref, à construire sa pensée. Apprendre à parler, apprendre à penser, sont en évolution constante alors que les règles grammaticales n'évoluent pas, les indispensables. Pour préciser ce point, Alain Rey indique que «apprendre à parler» ou «apprendre à comprendre» peuvent se faire ailleurs qu'à l'école, comme pour les Héritiers (les Héritiers, Pierre Bourdieu) , par exemple. Ce qu'on demande et attend de l'école, c'est de faire en sorte que cette compétence soit égalitairement produite, idéalement, par tous les élèves ; plus pragmatiquement, par la majorité. Et donc de concentrer l'apprentissage scolaire sur ces lieux. Tout cela pour dire que l'égalité à l'école est assise sur les indispensables (savoir lire, savoir écrire, savoir compter) et «lâche» sur les fondamentaux (apprendre à penser, apprendre à comprendre, apprendre à parler, apprendre à sentir, apprendre à juger), qui sont pourtant le creuset des inégalités qui ne se confondent pas avec les difficultés d'acquisition
.

La citoyenneté doit faire partie des fondamentaux dans l'école de demain.

Lorsque j'avais proposé un apprentissage de la citoyenneté dans un lycée public, j'avais à c½ur de retrouver le fondamental tel qu'Alain Rey l'avait si bien exposé. Le projet s'appuyait sur un préalable à savoir que le vivre ensemble et la cohésion sociale que cela suppose ne peut être possible que si nous partageons un minimum de codes communs et d'espaces communs. La compréhension mutuelle, la capacité de décodage et l'exercice de la citoyenneté en dépendent ; l'équilibre de la démocratie et l'équité sociale également. S'il y a bel et bien un lieu où nous ne parlons pas du tout la même chose, c'est celui des politiques publiques. Il y a une exclusion manifeste par le langage qui peut être comblée partiellement, tant au niveau des élèves que du grand public, dans sa partie défavorisée, notamment ; celle-là même qui a un accès extrêmement limité aux savoirs. L'enjeu ici est important : à l'heure des mobilités et d'une accélération des rythmes et des changements, celui qui possède l'information, la bonne information a un avantage décisif. Ce phénomène est à l'½uvre aujourd'hui dans la réussite éclatante des enfants d'enseignants, en raison d'une bonne connaissance de la carte scolaire de leurs parents.


L'orientation ne peut plus être du seul ressort interne à l'établissement, il doit désormais intégrer la relation globale de l'Ecole aux Territoires.

La communauté enseignante doit comprendre que l'Ecole ne peut pas tout toute seule. Il n 'y a que les gardiens de prison qui détiennent la totalité des clés d'une prison. Qu'elle le veuille ou non, l'Ecole devra s'ouvrir à son environnement, tant au niveau des disciplines que de l'orientation scolaire en général. Je propose pour cela d'associer les entreprises à la formation des élèves, dès le Lycée, en rapport avec leurs prévisions d'embauches. En échange, les entreprises s'engagent à recruter surplace et à recruter prioritairement les élèves et étudiants que nous aurons formés pour elles. On construira ainsi un Pacte local intelligent. Et surtout, on donnera à chaque élève une chance réelle de traduire ses acquis scolaires en compétences professionnelles.

Car notre enseignement supérieur est dédoublé : aux uns le mérite (les écoles d'excellence) et aux autres l'égalité (les universités, « autoroutes déversoirs » et les formations cul-de-sac). Un exemple emprunté à Claude Allègre (Toute vérité est bonne à dire) permettra de fixer le cadre. «Hier, Bourdieu et Passeron disaient que les polytechniciens étaient fils de polytechniciens». «Aujourd'hui, ils sont fils d'enseignants : le profil type de la réussite, c'est père ingénieur, mère enseignante du secondaire. Comme ceux qui ont mention très bien au bac, qui ont des prix aux concours généraux, qui entrent à l'ENA ou à HEC. Le meilleur bagage aujourd'hui pour un élève, c'est d'avoir une mère enseignante du secondaire». En clair, l'information sur la carte scolaire est un atout majeur dans l'orientation scolaire. Malheureusement, cette information ne fait pas partie du programme scolaire. Elle est hors scolarité alors même qu'elle a un impact décisif dans la réussite scolaire et professionnelle. Et même dans les choix de formation tout court.

Une égalité des chances à l'école est donc possible, à condition de la faire reposer sur les fondamentaux et non sur les élémentaires. A condition aussi de veiller à ce que les procédures soient conformes à l'objectif d'égalité recherché. L'idée récente émise par notre Ministre de l'Education selon laquelle les 5% les plus méritants de chaque lycée de France intégreront automatiquement les classes prépas, si elle se concrétise, constitue une rampe de lancement égalitaire. Tout comme il est question d'ouvrir l'accès à certains concours aux étudiants de l'université et pas seulement à ceux des Grandes Ecoles.

Malgré tout, on ne fera pas l'économie d'une grande réforme juste et équilibrée de notre enseignement supérieur en l'unifiant autour de grands pôles universitaires qui comprendront les grandes écoles et les centres de recherche. A ce moment-là, on parlera peut-être d'une égalité des chances.

Sans aucun doute, l'école est et restera une grande idée républicaine. Cette idée, il faut continuer à la faire vivre à tous les niveaux : scolaire, secondaire et supérieur.


Elise Mbock
En savoir plus, la société scolaire dans le clonage institutionnel, par Elise Mbock, pp. 136-207
.





CANTONALES 2008 : COMMUNIQUE PRESSE.



JE SUIS CANDIDATE AUX ELECTIONS CANTONALES SUR LE CANTON DE L'ISLE D'ABEAU DANS LE DEPARTEMENT DE L'ISERE.



JE SUIS :


CONTRE LE DETOURNEMENT DE L'ESPRIT DES LOIS ET LES COALITIONS PREDATRICES QUI MONOPOLISENT LE POUVOIR POUR LEUR PROFIT DEPUIS 26 ANS.


CONTRE L'INSTITUTIONNALISATION D'UN SYSTEME RENTIER D'ELECTION A VIE DES REPRESENTANTS COMME EN AFRIQUE OU SEVIT DANGEREUSEMENT LA LOGIQUE DES EMPLOIS ET DES POSTES RESERVES A VIE.


CONTRE LES ABUS DE POUVOIRS ET LE GRAND SOMMEIL DEMOCRATIQUE - SOCIAL ET ECONOMIQUE QUI EN DECOULENT.





POUR CES ELECTIONS QUI INAUGURENT LA NOUVELLE ERE DE LA CIVILISATION EN POLITIQUE, JE LANCE UN APPEL A TOUS LES CITOYENS DE FRANCE POUR DIRE NON A CEUX QUI CUMULENT LES MANDATS QUELS QU'ILS SOIENT : GOUVERNEMENTAUX ET ELECTIFS - LOCAUX ET NATIONAUX - COMMUNAUX ET DEPARTEMENTAUX VOIRE REGIONAUX ET EUROPEENS.


JE SUIS :

POUR LE RENOUVELLEMENT DE LA PENSEE ET DE L'ACTION PUBLIQUE
On ne peut pas renouveler le débat d'idées, les pratiques et les comportements politiques sans un renouvellement du personnel politique. Ce renouvellement implique la suppression pure et simple du cumul des mandats. Ce renouvellement implique également de proscrire l'élection à vie pour un même mandat. 20 ans sur un mandat représente une entaille au code de la démocratie et un handicap pour l'action publique : en Politique - plus qu'ailleurs - il a été démontré qu'un trop long stationnement dans une fonction conduisait fatalement à l'usure du Pouvoir.


POUR OXYGENER L'ESPACE PUBLIC : VOTONS POUR DES CITOYENS AUX PRISES AVEC LE REEL ET NON PAS AVEC SA TRANSFIGURATION
On ne peut pas régénérer la pensée et oxygéner l'espace public EN EXCLUANT les acteurs de terrain : des hommes et des femmes aux prises avec le réel et non pas avec la transfiguration de ce réel.


POUR LA FIN DU CUMUL DES MANDATS
On ne peut plus continuer à accepter que la Politique soit monopolisée et confisquée par les cumulards des mandats et des fonctions. Les cumulards des mandats locaux et nationaux - gouvernementaux et électifs, privés et publics détournent l'esprit de la loi démocratique. Comme les moutons rouges de Candide, ils conduisent le Pays dans l'abîme. Le cumul des mandats est un système anti-démocratique, rentier et confiscatoire. Le cumul des mandats est une escroquerie majeure. Aucune politique publique ne peut être crédible et efficace tant que ce sont les mêmes qui décident - exécutent - choisissent, sélectionnent les staffs, les décideurs et les comités - votent les conseils - contrôlent et valident. Ce système de cooptations tous azimuts compromet le jeu de la démocratie représentative.


POUR LE RESPECT DE L'ESPRIT DES LOIS ET DU CONTRAT SOCIAL :
UN HOMME = UN MANDAT.


VOLTAIRE - VICTOR HUGO - MONTESQUIEU - JEAN JACQUES ROUSSEAU – MARTIN LUTHER KING - PIERRE BOURDIEU : VOILA LA POLITIQUE DE LA CIVILISATION.


MA PENSEE POLITIQUE.

LA BASE PROGRAMMATIQUE DE MA CONCEPTION DE LA CHOSE PUBLIQUE SE TROUVE DANS MON OUVRAGE "LE CLONAGE INSTITUTIONNEL" SOUS TITRE FORT A PROPOS "UNE GENETIQUE SOCIALE".

# Posted on Sunday, 06 January 2008 at 11:18 AM

Edited on Monday, 21 April 2008 at 11:36 AM

ARCHIVES PRESIDENTIELLES 2007



PRESIDENTIELLES 2007


CES TEXTES ONT ETE TRACTES LORS DE LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE EN FAVEUR DU CANDIDAT FRNCOIS BAYROU


LEVONS LE VOILE SUR UNE REPUBLIQUE DEVOYEE PAR UNE DEMOCRATIE EN TROMPE-L'OEIL.

C'était le titre du dossier du second numéro du magazine Scène Publique en mars 2004, au moment des élections régionales et cantonales. Dossier établi en trois parties : la première sur la vie publique, la seconde sur le logement et la mobilité territoriale et la troisième sur l'immigration. Tous les élus qui siègent dans notre contrat de ville (Politique de la ville) : les maires des cinq communes de l'ex Ville Nouvelle (Villefontaine, l'Isle d'Abeau, Vaulx-Milieu, Four et Saint Quentin Fallavier) et ceux de Bourgoin Jallieu qui se partagent les postes avec leurs adjoints municipaux et référents Politique de la Ville, les conseillers régionaux et départementaux, tous ces élus que vous retrouverez d'ailleurs partout dans les structures créées pour accompagner la décentralisation et qui se partagent les postes comme on partage un festin gargantuesque, tous ces élus qui se combattent par ailleurs se sont retrouvés autour d'un seul mot d'ordre : stopper l'action du magazine Scène Publique. Suppression des subventions publiques à l'association Voie Lactée, réalisatrice du projet... 9 mois après avoir obtenu la reconduite de l'action au Lycée par les services de la Région Rhône-Alpes.


ESCROQUERIE ET BRUTALITE DE L'ETAT, VOILA LE VISAGE DE NOTRE DEMOCRATIE QU'IL FAUT CHANGER LE 22 AVRIL PROCHAIN

Le magazine était fait pour les habitants de la Ville Nouvelle et était produit avec les élèves du Lycée Léonard de Vinci pour les familiariser avec l'espace public et les politiques publiques. Les habitants ont-ils été consultés pour cela ? Non ! Que n'avait-on pas entendu sur cette prétendue participation des habitants aux décisions publiques qui concernent leur cadre de vie : la fameuse et fumeuse démocratie participative derrière laquelle se cachent de grands mensonges et de grandes manipulations. Le commandement unique des agents de l'Etat qui se renforce à l'infini sans contrepouvoirs et hors-vu des citoyens est une escroquerie démocratique.

LORSQUE TOUS LES ELUS DE GAUCHE ET DE DROITE ET LES NON ENCARTES - QUI DISSIMULENT LEUR APPARTENANCE A L'UN OU L'AUTRE BORD - SONT D'ACCORD SUR UNE SEULE CHOSE : CASSER DU CITOYEN, SUR LA BASE DU FAIT QUE L'ESPACE PUBLIC LEUR APPARTIENT A EUX ET RIEN QU'A EUX, VOUS DEVEZ DIRE NON A CE DETOURNEMENT DE LA DEMOCRATIE.

L
A DEMOCRATIE REPRESENTATIVE NE PEUT PAS ETRE UNE PRIME AU REGNE DES OLIGARCHIES, C'EST-A-DIRE AU REGNE DE QUELQUES ELUS QUI FONT PASSER LEURS INTERETS COMMUNS POUR L'INTERET GENERAL. LE RENOUVELLEMENT DE LA VIE PUBLIQUE PASSE PAR LE RENOUVELLEMENT DES HOMMES ET DES ELUS QUI NOUS GOUVERNENT DEPUIS 30 ANS AVEC LE TRISTE BILAN QUE L'ON CONNAIT : DES TERRITOIRES DEFAVORISES, DES BANLIEUES GHETTOS, DES ETRES HUMAINS PETRIFIES DANS LA MISERE, LA PAUVRETE, LA SOUFFRANCE ET LA PRECARITE, DES PANS ENTIERS DE POPULATIONS VICTIMES DE DISCRIMINATIONS EN TOUS GENRES DANS L'INDIFFERENCE ET L'IMPUNITE GENERALES, D'UN COTE ; ET DE L'AUTRE, UNE SOCIETE DES NOUVEAUX RENTIERS QUI PARADENT ET S'ACCAPARENT LE BIEN PUBLIC.

3
0 ANS DE COHABITATION POUR RIEN.

S
ORTONS DE L'HYPNOSE ET DE LA FASCINATION DES PARTIS POLITIQUES




AUX POPULATIONS ISSUES DE L'IMMIGRATION ET VICTIMES DE DISCRIMINATIONS,
J'AI ENVIE DE DIRE CECI.

Souve
nez-vous. Depuis 30 ans on vous promet un droit de vote aux élections locales. Les membres de la communauté européenne l'ont obtenu depuis 2001 et pas vous. Depuis 30 ans, on vous a promis l'égalité des chances par l'école républicaine, par l'emploi, par l'accès à la représentation publique, par l'accès à l'activité et à la reconnaissance. Rien de cela n'est advenu. Au contraire, la discrimination a recouvert tous les pans de la société et vous êtes devenus indésirables = persona non grata. La preuve : on vous a éloignés de tous les centres et de toutes les centralités. Vous êtes déterritorialisés dans les banlieues, sans héritage, sans rentes, sans travail ou avec de petits boulots, sans papiers, sans écoles d'excellence pour vos enfants. Bref, Vous avez été mis hors jeu et votre avenir est plein d'incertitudes. Celui de vos enfants aussi. Il faut sortir du vote hypnotique. Si vous continuez à voter pour les mêmes, comment voulez-vous qu'ils changent puisqu'ils ne risquent rien ? Finalement, c'est vous qui mentez quand vous dites que vous voulez le changement. Vous vous mentez à vous-mêmes.

J'a
i envie d'ajouter ceci. Ne votez plus seulement au prétexte que demain, il y aura moins de contrôles de police avec mépris et injures. Que demain, les nouveaux immigrés, vos frères, pourront facilement obtenir des titres de séjour. Moins de contrôles méprisants ? C'est l'affaire du Chef de l'Etat et du Gouvernement. C'est une affaire du respect de l'Homme. François Bayrou qui privilégie l'Homme sur les partis saura y remédier. Quant aux papiers, ayez le regard tourné vers votre avenir et celui de vos enfants ici en France. Quand cet avenir sera assuré, alors vous pourrez convenablement aider l'Afrique et les africains. Ne vous trompez pas de priorité et d'objectif.

V
OUS AVEZ ETE MIS HORS JEU ET VOTRE AVENIR EST PLEIN D'INCERTITUDES. CELUI DE VOS ENFANTS AUSSI. VOILA LE COMBAT A MENER. VOILA LA PRIORITE POUR VOUS ET POUR NOUS TOUS.


Elise Mbock.
Pour une citoyenneté agissante et libre.




Gauche ou Droite ? NE VOUS LAISSEZ PAS ENFERMER PAR LE CLONAGE INSTITUTIONNEL
Editorial du 12 Avril 2007


Il y a deux façons de changer la société : on peut procéder par petites touches comme autant de promesses sans toucher au système qui produit toutes ces pannes. Ce qui est beaucoup mieux - et c'est pourquoi je soutiens le candidat François Bayrou - c'est de proposer de changer tout simplement de logiciel. La 6ème République dont tout le monde parle ne doit pas être un simple slogan mais un véritable programme d'action. Au stade actuel de notre malaise social, cela passe par la refondation de la démocratie et par le respect des principes de la République. Donc, parmi les mesures qui sont proposées dans chacun des programmes présidentiels, une mesure est au-dessus de toutes les autres : le respect de la démocratie. Sans ce préalable, aucune des promesses avancées ne pourra être durablement tenue. Et on se retrouvera une énième fois devant de fausses promesses.

La démocratie est l'entrée majeure ; celle qui ouvre toutes les autres portes: le traitement de l'immigration et de l'exclusion, l'égalité des chances dans l'éducation, la formation, l'emploi et la création d'entreprise, la cohésion et la paix sociale, la Justice et l'équité dans l'accès aux biens publics.

Tant que les lois seront prises par des élus qui ne représentent pas les composantes de la société, nous n'aurons aucune garantie de l'équité des lois, puisque ceux qui les votent n'ont qu'une connaissance limitée – quand ils l'ont - du vécu de celles et ceux qui seront frappés par ces lois votées dans les cénacles.

Tant que les lois seront adoptées exclusivement par les représentants des partis politiques et des notabilités assurés de leur élection à vie, la démocratie restera confisquée et travestie pour longtemps. Elle restera partisane, familiale, amicale et exclusive : tout le contraire du contrat social républicain.
IL FAUT REVENIR AUX SOURCES DE NOTRE CONTRAT REPUBLICAIN

Citoyennement Vôtre.
Elise MBOCK
Présidente de l'association la Voie Lactée. http://vlactee.free.fr





IL FAUT SORTIR DU VOTE HYPNOTIQUE - VOTEZ POUR UN NOUVEL HORIZON - VOTEZ FRANCOIS BAYROU
Editorial du 18 Avril 2007


LE PLAN D'ACTION POUR LES BANLIEUES PROPOSE PAR FRANCOIS BAYROU

IL Y A 800 QUARTIERS REPERTORIES EN GRANDES DIFFICULTES DANS LA SOCIETE FRANCAISE. LA VERITE CONSISTE A DIRE QU'IL FAUT UNE POLITIQUE DE LONG TERME POUR LA BANLIEUE ET QUE L'ETAT, PUISSANCE PUBLIQUE REDEVIENNE EQUITABLE SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE FRANCAIS.

"Quand on dit banlieue, je me dis que, si on veut une action sérieuse pour sortir les banlieues de l'état de décomposition où certaines d'entre elles se trouvent, alors, il faudra peut-être dix ans. Donc, il faut du long terme. Je ne prétends pas avoir une baguette magique. Je donne ce que je crois être les axes nécessaires d'une politique de long terme pour la banlieue ou pour les quartiers en difficultés ou pour les quartiers en panne.

ON TROUVE L'ETAT PARTOUT OU CA VA BIEN ET UNE ABSENCE PRESQUE COMPLETE LA OU CA VA MAL - JE PROPOSE D'INVERSER CE PROCESSUS ET DE FAIRE QUE L'ETAT SOIT PLUS LEGER LA OU CA VA BIEN ET QU'IL REDEVIENNE PRESENT LA OU CA VA MAL.

Premièrement, il faut que l'Etat, la puissance publique redevienne équitable sur l'ensemble du territoire français. On trouve l'Etat partout où ça va bien, hyperprésent avec des uniformes, des gyrophares, des bureaux, une présence formidable là où ça va bien et une absence presque complète là où ça va mal. Je propose d'inverser ce processus et de faire que l'Etat soit plus léger là où ça va bien et qu'il redevienne présent là où ça va mal. Et je ne parle pas seulement de l'Etat Sécurité. Bien sûr que ça compte. Bien sûr que lorsque l'Etat intervient, venant de l'extérieur dans des opérations coups de poing y compris avec des caméras, c'est pas un bon signe. Donc, je suis en effet pour un Etat, pour une sécurité proche, enracinée pas seulement police de proximité, mais police de tout le temps. Mais, je suis aussi pour que l'Etat, Servce Public soit présent dans les banlieues. Je suis pour qu'une coordination de cet Etat proche, de cet Etat de service soit mise en place dans tous les quartiers, je crois qu'il y en a 800 répertoriés, 800 quartiers en grandes difficultés dans la société française.

POUR UNE VERITABLE EGALITE DES CHANCES A L'ECOLE, L'EXCELLENCE DOIT ETRE EQUITABLEMENT RECONNUE ET RECOMPENSEE. C'EST POURQUOI JE SOUTIENS L'IDEE QUE LES 10% DES MEILLEURS ELEVES DE CHAQUE ETABLISSEMENT DE CHAQUE REGION, DE CHAQUE BANLIEUE, DE CHAQUE QUARTIER DE FRANCE ONT TOUS LE DROIT D'ALLER DANS LES CLASSES PREPARATOIRES.

Deuxièmement, ce qui compte, c'est l'égalité. L'égalité réelle, pas l'égalité formelle. Pas l'égalité dans les mots, l'égalité dans les actes et c'est notamment vrai pour l'école. C'est pourquoi je n'accepte pas l'idée qu'on renonce à la carte scolaire et, qu'au fond, les meileurs élèves s'en aillent et que ne restent que les élèves qui acceptent d'être en situation de ghettos. Je suis pour que l'école offre une égalité de traitement, une égalité des chances réelles à la fois dans la discipline et dans l'excellence. C'est pourquoi, je soutiens l'idée qui avait été émise par Monsieur Patrick Weil de ce que le nombre de places dans les classes préparatoires soit distribué équitablement entre tous les établissements du territoire en disant par exemple que "ont droit d'aller dans les classes préparatoires, les 10% des meilleurs élèves de chaque établissement de chaque région, de chaque banlieue, de chaque quartier de France". Donc équité.

LES EMBAUCHES REELLES DANS LES QUARTIERS EN DIFFICULTES SERONT FACILITEES PAR LA PROPOSITION DE CREATION DE 2 EMPLOIS NOUVEAUX SANS CHARGES PAR ENTREPRISE

Et, troisièmement, je suis pour qu'on poursuive l'action des zones franches avec la possibilité d'installations réelles des entreprises et d'embauches réelles de ceux qui dans les quartiers répondraient aux demandes des entreprises ; trop souvent c'est les jeunes femmes et les jeunes hommes qui manquent. De manière qu'on puisse avoir en effet non pas seulement ce qu'on a actuellement, c'est-à-dire les portes qui se ferment quand on cherche un emploi ou un stage en venant de certains quartiers, mais, au contraire, la promotion réelle de ceux qui veulent s'en sortir et ont les moyens de le faire."






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# Posted on Tuesday, 20 November 2007 at 5:41 AM

Edited on Monday, 21 April 2008 at 10:42 AM